Le Poil.
FICHE 089 / 355 Groupe 3 · Terriers
Bull terrier miniature blanc debout de trois quarts sur fond ivoire
Le seul crâne ovoïde du monde canin
Le standard demande une tête vue de face ovoïde et parfaitement remplie, dont la surface est exempte de creux ou de dépressions, et un profil qui s'incurve doucement du sommet du crâne à la truffe. Aucune autre race ne décrit sa tête ainsi.
Une race née d'un changement de règle
Les petits bull terriers étaient bridés par une limite de poids qui les condamnait à un format instable. Le Kennel Club britannique la remplace en 1939 par un plafond de taille de 35,5 cm au garrot, et la race miniature devient viable.
Courte et à l'horizontale
Le standard la veut courte, attachée bas, portée horizontalement, épaisse à la base et s'amenuisant en une fine pointe. Un port de queue relevé au-dessus de la ligne du dos est considéré comme un écart au type.
Robes
Grande-Bretagne · Groupe 3 · Terriers de type bull · Standard FCI n°359

Bull terrier miniature

Un bull terrier ramené à l'échelle du canapé : même profil de tête, même entêtement, même sens de l'absurde, dans un format qui tient dans un ascenseur.

Taille
28 à 35,5 cm
Poids
8 à 15 kg
Espérance de vie
11 à 14 ans
Exercice
1 h / jour
Affection
4/5
Enfants et animaux
2/5
Énergie
4/5
Facilité d'éducation
2/5
Toilettage
1/5
Tolérance à la solitude
2/5
Histoire

D'où il vient

Le bull terrier mis au point à Birmingham par James Hinks au milieu du XIXe siècle a toujours compté de petits sujets, employés au rat comme leurs aînés. Ces formats réduits, longtemps classés parmi les toy bull terriers et cantonnés par une limite de poids, ont failli disparaître. Le Kennel Club britannique les reconnaît comme race distincte en 1939 en changeant la règle : plus de limite de poids, un plafond de taille. C'est encore aujourd'hui la seule différence de fond avec le bull terrier au standard.

Santé

Ce qu'un éleveur sérieux vous montre sans qu'on le demande

Le bull terrier miniature a un avantage rare : ses clubs de race ont fixé un protocole de dépistage précis, et chaque examen y est nommé et vérifiable. Le revers, ce sont les affections qu'il couvre, oculaires, rénales, auditives et cardiaques, dont plusieurs restent silencieuses jusqu'à un stade avancé. Un éleveur sérieux présente le test ADN de luxation du cristallin, le BAER, l'échocardiographie et le bilan rénal des deux parents.

Luxation primaire du cristallin

Rupture des fibres qui retiennent le cristallin, qui se déplace dans l'oeil : douleur aiguë, glaucome secondaire et perte de vision. C'est une urgence ophtalmologique, et la race est l'une des plus concernées.

DépistageTest ADN portant sur le gène ADAMTS17, qui classe le chien sain, porteur ou atteint. À exiger sur les deux parents, avec surveillance ophtalmologique régulière des sujets atteints ou porteurs.

Maladies rénales héréditaires

Deux affections distinctes touchent la race : une néphropathie héréditaire et une polykystose rénale. Toutes deux évoluent sans signe visible jusqu'à ce qu'une part importante de la fonction rénale soit perdue.

DépistageRapport protéine sur créatinine urinaire (UPC) des reproducteurs, répété dans le temps, et échographie rénale à la recherche de kystes. Ces examens font partie des exigences des clubs de race.

Surdité congénitale

Surdité uni ou bilatérale présente dès la naissance, rencontrée chez les sujets blancs comme chez les colorés. Une surdité unilatérale passe facilement inaperçue à l'oeil nu.

DépistageTest BAER, mesure des potentiels évoqués auditifs du tronc cérébral, réalisable dès quelques semaines de vie et requis par les clubs de race sur les reproducteurs et les portées.

Affections cardiaques

Dysplasie de la valve mitrale et sténose aortique ou sous-aortique sont documentées dans la race et peuvent rester longtemps asymptomatiques.

DépistageÉchocardiographie avec Doppler couleur réalisée par un cardiologue vétérinaire, exigée par les clubs de race avant la mise à la reproduction.

Acrodermatite létale

Maladie héréditaire grave du chiot, liée au gène MKLN1 : lésions cutanées des extrémités et de la face, retard de croissance et infections à répétition.

DépistageTest ADN de l'acrodermatite létale sur les deux reproducteurs, qui identifie les porteurs et permet d'éviter tout accouplement à risque.

Luxation de la rotule

Déplacement de la rotule hors de sa gorge, fréquent chez les chiens compacts de petit format, avec boiterie intermittente et arthrose à terme.

DépistageExamen orthopédique par palpation chez le vétérinaire, gradé de 0 à 4, sur les reproducteurs.
Questions fréquentes

On vous répond sans détour

Quelle différence entre bull terrier et bull terrier miniature ?
La taille, et c'est à peu près tout. Le standard FCI du miniature plafonne la hauteur au garrot à 35,5 cm, là où le bull terrier n'a ni limite de taille ni limite de poids. Morphologie, caractère et exigences de santé sont les mêmes.
Le bull terrier miniature peut-il vivre en appartement ?
Oui, son format s'y prête et son poil ne demande rien. En revanche il lui faut une vraie dépense quotidienne et de l'occupation : un mini bull qui s'ennuie démonte ce qu'il trouve, et il est bâti pour y arriver.
Quels problèmes de santé chez le bull terrier miniature ?
Quatre dossiers sérieux : la luxation primaire du cristallin, deux maladies rénales héréditaires, la surdité congénitale et des malformations cardiaques. Tous se dépistent (test ADN ADAMTS17, bilan urinaire et échographie rénale, test BAER, échocardiographie). Demandez les résultats des deux parents.
Le bull terrier miniature s'entend-il avec les autres chiens ?
Pas spontanément. C'est un terrier de type bull, souvent peu tolérant envers ses congénères, en particulier de même sexe, et doté d'un vrai instinct de prédation. Socialisation précoce indispensable, et prudence durable avec les petits animaux.

Sources : standard FCI n°359 · Statistiques LOF 2025, Centrale Canine