Le titi parisien : né aux Halles, adopté par les artistes, installé sur votre canapé depuis.
Produit des croisements menés par des éleveurs passionnés dans les quartiers populaires de Paris dans les années 1880. Chien des forts des Halles, des bouchers et des cochers, il conquiert ensuite la haute société et le monde des artistes. Premier club de race fondé à Paris en 1880, premier standard en 1898, l'année où la Société Centrale Canine reconnaît la race.
Il faut le dire sans détour : le museau court expose une partie de la race à des difficultés respiratoires, le syndrome brachycéphale. Ce n'est pas une fatalité individuelle, c'est un enjeu de sélection, et le standard 2023 exige désormais une respiration nasale normale et exclut le chien en détresse respiratoire. Tout se joue au choix de l'élevage.
Narines étroites, voile du palais long, voies aériennes comprimées : ronflements permanents, intolérance à l'effort et à la chaleur ne sont pas normaux pour la race, ce sont des symptômes. Le coup de chaleur est le risque aigu, l'été et en voiture surtout.
La race prédispose aux hernies discales précoces et aux hémivertèbres, malformations des vertèbres pouvant comprimer la moelle. Éviter sauts répétés, escaliers intensifs et surpoids.
Les yeux ronds et bien visibles du bouledogue sont exposés aux griffures et aux ulcères, douloureux et vite aggravés.