Il s'appelle australien, il est né en Californie et il occupe désormais tous les parcs de France. Personne n'a jamais corrigé.
Malgré son nom, la race s'est développée exclusivement aux États-Unis, à partir des chiens des bergers basques arrivés au XIXe siècle en provenance d'Australie. Sa popularité décolle après-guerre avec les rodéos et les westerns télévisés, puis une seconde fois en France dans les années 2010 : plusieurs années en tête du LOF avant de céder la première place au golden en 2025.
Race globalement solide, avec trois dossiers génétiques bien identifiés et tous dépistables. Et un piège commercial : les éleveurs qui vendent la couleur avant le chien. Un mariage merle x merle produit des chiots sourds ou malvoyants ; c'est une faute d'élevage, pas une gamme de coloris.
Mutation fréquente dans la race, qui rend toxiques certains médicaments courants, antiparasitaires en tête. Un chien porteur mal identifié risque l'accident médicamenteux grave.
Anomalie de l'oeil du colley (AOC), cataracte héréditaire et atrophie progressive de la rétine circulent dans la race.
Présente comme chez la plupart des bergers de format moyen ; d'autant moins pardonnable que le chien est sportif.